L’indispensable complémentarité de VALIDY TECHNOLOGY avec CLAUDE MYTHOS d’ANTHROPIC dans le cadre du projet GLASSWING
Ce projet est constitué d’un consortium réunissant des acteurs majeurs du cloud, de la cybersécurité, du logiciel et de la finance (partenaires de lancement du projet).
• cloud & infrastructures (AWS, Microsoft, Google)
• constructeurs & hardware (Apple, NVIDIA, Broadcom)
• cybersécurité (CrowdStrike, Palo Alto Networks, Cisco)
• finance critique (JPMorgan Chase)
• open source (Linux Foundation)
L’idée est de sécuriser l’essentiel de l’infrastructure numérique mondiale avant que des capacités équivalentes ne soient exploitées offensivement.
De la cybersécurité probabiliste à la cybersécurité déterministe
Depuis plus de trente ans, la cybersécurité mondiale repose essentiellement sur une approche probabiliste du risque. Les systèmes de protection cherchent à réduire la probabilité de compromission par l’accumulation de mécanismes défensifs : audits de code, correctifs logiciels, détection comportementale, antivirus, analyse heuristique ou intelligence artificielle appliquée à la recherche de vulnérabilités.
Les initiatives récentes (avril 2026) d’analyse automatisée du code par IA, telles que le projet CLAUDE MYTHOS développé par ANTHROPIC, représentent l’aboutissement de cette logique. Elles permettent d’identifier plus rapidement des failles potentielles, y compris des vulnérabilités inconnues (zero-day), et améliorent significativement la qualité logicielle globale.
Cependant, cette approche demeure intrinsèquement probabiliste : elle réduit le risque sans pouvoir l’annuler. Aucun système d’analyse, humain ou algorithmique, ne peut démontrer l’absence absolue de vulnérabilité dans un logiciel complexe. De plus, même un programme parfaitement audité peut être altéré après son déploiement par une compromission de la chaîne d’exécution.
Pourquoi la diffusion mondiale par ANTHROPIC de la nouvelle version d’IA CLAUDE MYTHOS serait-elle si dangereuse aujourd’hui ?
Un modèle d’IA aussi puissant que CLAUDE MYTHOS, s’il tombait entre de mauvaises mains, donnerait des capacités offensives à des États, à des groupes criminels ou à des hackers malveillants, bien supérieures aux capacités de défense actuelles.
Et nous savons que la plupart des services essentiels sont numérisés. Donc, la diffusion de CLAUDE MYTHOS démocratiserait le piratage à une échelle jamais vue, et donnerait l’équivalent d’une arme nucléaire aux cyber-attaquants, alors que les cyber-défenseurs devraient se contenter de moyens très insuffisants, voire dérisoires.
Et si ANTHROPIC est parvenue à réaliser une IA aussi puissante avec de telles capacités Cyber, d’autres sociétés et nations y parviendront sans aucun doute très prochainement. et elles ne seront pas qu’occidentales…
C’est pourquoi la complémentarité de VALIDY TECHNOLOGY devient aussi nécessaire qu’indispensable au consortium du projet GLASSWING.
VALIDY TECHNOLOGY introduit un changement de paradigme en déplaçant le point de confiance du logiciel vers son exécution matérielle. En tant que Runtime Root of Trust intégrée au sein du microprocesseur, la technologie ne cherche pas à anticiper les attaques mais à empêcher physiquement qu’une modification non autorisée du comportement logiciel puisse produire un effet réel.
La vérification permanente de l’intégrité d’exécution, réalisée en temps réel par des opérations élémentaires à très faible coût computationnel, transforme la sécurité informatique : la question n’est plus seulement « une attaque est-elle probable ? », mais « une attaque peut elle encore produire un résultat ? ».
Cette transition marque le passage :
• d’une cybersécurité fondée sur la détection des menaces,
• vers une cybersécurité fondée sur la non-altérabilité de l’exécution.
Dans ce modèle, l’analyse prédictive du code et la garantie matérielle d’exécution deviennent complémentaires. L’intelligence artificielle réduit l’introduction des vulnérabilités ; la Runtime Root of Trust empêche leur exploitation opérationnelle.
Pour les États, cette évolution dépasse la dimension technique. Elle ouvre la voie à une stabilisation du cyberespace comparable à celle apportée historiquement par certaines infrastructures critiques physiques : un environnement où la capacité d’attaque subsiste, mais où la compromission massive et invisible des systèmes devient structurellement plus difficile.
Ainsi émerge progressivement une cybersécurité déterministe, dans laquelle la confiance ne repose plus uniquement sur l’analyse ou la surveillance, mais sur les propriétés intrinsèques de l’exécution informatique elle-même.
CLAUDE MYTHOS d’ANTHROPIC et VALIDY TECHNOLOGY : vers une architecture cyber en deux couches (IA et Runtime Root of Trust)
Cette dynamique traduit la prise de conscience collective d’un fait désormais établi : l’analyse humaine du code ne suffit plus face à la complexité et à l’ampleur des systèmes numériques modernes. CLAUDE MYTHOS d’ANTHROPIC propose une réponse adaptée à cette échelle en automatisant la détection de vulnérabilités, y compris les plus avancées, et en réduisant significativement la probabilité d’introduction de failles exploitables.
Cependant, cette première couche, aussi essentielle soit-elle, ne résout pas une limite structurelle du cyberespace : l’impossibilité de garantir qu’un logiciel restera intègre après son analyse, son déploiement et durant toute son exécution. L’histoire des attaques sophistiquées, notamment celles visant les chaînes d’approvisionnement ou les environnements d’exécution, démontre que la compromission peut intervenir à tout moment du cycle de vie numérique.
C’est précisément à ce niveau qu’intervient VALIDY TECHNOLOGY.
En tant que Runtime Root of Trust enfouie au cœur des microprocesseurs, VALIDY TECHNOLOGY constitue une seconde couche de sécurité, non plus fondée sur l’analyse ou la détection, mais sur la garantie d’intégrité de l’exécution elle-même. Elle assure, en temps réel, que le comportement du logiciel correspond strictement à celui validé lors de sa compilation, rendant toute altération opérationnelle immédiatement détectable et neutralisable.
La combinaison de ces deux approches fait émerger une architecture cohérente et complète :
• une première couche, cognitive et prédictive, reposant sur l’intelligence artificielle, visant à identifier et réduire les vulnérabilités en amont ;
• une seconde couche, matérielle et déterministe, garantissant que ces vulnérabilités ne peuvent produire d’effet lors de l’exécution, même si elles subsistent ou sont introduites ultérieurement.
Cette architecture en deux couches marque un changement de paradigme. Elle ne cherche plus uniquement à réduire le risque, mais à en contrôler les conséquences de manière structurelle.
Pour les États, cette complémentarité présente un intérêt stratégique majeur. Elle permet d’envisager une cybersécurité à la fois proactive et résiliente, capable de s’adapter à des environnements hautement hostiles tout en conservant une maîtrise souveraine des infrastructures critiques. Elle ouvre également la voie à une standardisation progressive d’une chaîne de confiance couvrant l’ensemble du cycle logiciel, depuis sa conception jusqu’à son exécution effective.
Dans cette perspective, VALIDY TECHNOLOGY n’apparaît pas comme une technologie concurrente des initiatives telles que CLAUDE MYTHOS d’ANTHROPIC, mais comme leur prolongement naturel en synergie au niveau le plus fondamental de l’informatique. Ensemble, elles esquissent les contours d’une infrastructure de cybersécurité de nouvelle génération, adaptée aux défis contemporains et aux équilibres stratégiques du cyberespace.
Vers une doctrine cyber occidentale implicite
L’émergence simultanée de capacités d’analyse massive du code par intelligence artificielle, à travers des initiatives telles que le projet GLASSWING, ainsi que le développement de technologies de garantie d’intégrité d’exécution comme VALIDY TECHNOLOGY, ne relèvent pas d’évolutions isolées. Elles traduisent l’émergence progressive d’une doctrine cyber implicite au sein des puissances technologiques occidentales.
Cette doctrine, encore non formalisée, repose sur une articulation cohérente entre deux principes complémentaires. D’une part, l’usage de l’intelligence artificielle pour anticiper, détecter et réduire les vulnérabilités à grande échelle. D’autre part, l’établissement d’une confiance d’exécution ancrée dans le matériel, garantissant que les systèmes numériques se comportent conformément à ce qui a été validé, indépendamment des conditions d’exploitation.
Ce double mouvement répond à une nécessité stratégique : face à l’industrialisation des attaques, et à la complexité croissante des systèmes, aucune approche unique ne permet d’assurer la sécurité globale. La combinaison d’une cybersécurité prédictive et d’une cybersécurité déterministe constitue ainsi une réponse systémique adaptée aux environnements contemporains.
Au-delà de la dimension technique, cette convergence dessine les contours d’un cadre commun entre États, industriels et opérateurs d’infrastructures critiques. Elle favorise l’émergence de standards de fait, fondés non sur des accords formels, mais sur l’adoption progressive de pratiques et d’architectures partagées.
Dans cette perspective, l’association de technologies comme CLAUDE MYTHOS et VALIDY TECHNOLOGY pourrait contribuer à structurer une infrastructure de confiance transnationale, compatible avec les exigences de souveraineté tout en facilitant l’interopérabilité entre alliés. Elle ouvre ainsi la voie à une stabilisation relative du cyberespace, dans laquelle la maîtrise des systèmes numériques repose autant sur leur conception que sur l’impossibilité technique de leur altération en cours d’exécution.
Sans constituer une doctrine officielle, cette dynamique s’apparente déjà à une forme de convergence stratégique, appelée à jouer un rôle structurant dans l’équilibre numérique international des prochaines décennies.